Archive for February, 2005

Ha, si c’est une oeuvre, alors la …

Friday, February 25th, 2005

… là c’est autre chose.

Vu chez Gonéri : du google-fu pour online poker (mais pas celui qui ferait plaisir aux spammeurs) (et ce lien-là, non seulement je vais pas le virer, mais en plus il a pas de rel="nofollow" dedans. et toc !).

Et encore POURQUOI ?

Wednesday, February 23rd, 2005

Petit ajout à ce billet. En regardant Truman Show, le POURQUOI frustratoire suivant m’est revenu :

  • Pourquoi, en voiture, quand on arrive à un STOP, pile avant d’immobiliser les roues comme on doit le faire (pas juste se mettre au point mort le temps de vérifier que personne arrive, hein) y’a personne ni à droite ni à gauche, et juste quand on passe la 1ère y’a une bonne grosse file de véhicules qui roule tellement doucement qu’elle ne peut qu’avoir été déposée là délicatement par quelque farceur préposé aux décors pour le tournage d’un spot publicitaire vantant les prouesses relatives d’un opérateur de télécoms vert et noir dont la campagne de communication est basée sur le contraste lenteur/vitesse ? (et tout ca en 3/4 de seconde, juste le temps d’arrêter les roues, je vous rappelle (et comme on est sérieux, est catégoriquement exclue de la liste des causes possibles toute déformation artificielle de la perception du temps causée par la fatigue, l’alcool et autres trucs dangereux quand on conduit)). Ce POURQUOI s’applique également aux files automatique/24-24/CB des stations services.

Humm … Je crois que c’est tout.

Pourquoi pourquoi ?

Wednesday, February 16th, 2005

Constater que Shiva se pose des questions pour le moins existentielles, ca me rassure : je suis pas le seul à avoir l’impression que le temps s’acharne contre moi. Du coup je peux sortir les miennes.

  • Pourquoi c’est quand on a une incoercible envie de café le matin que le type est en train de non seulement recharger la machine, mais aussi de la nettoyer comme si c’était le printemps depuis hier ?
  • Pourquoi, dans le train quand on appelle pour dire «je suis bien dans le train», c’est pile quand le correspondant décroche que le controleur explique qu’on est bien dans le train, énumère les gares d’arrêt de manière plutot exhaustive, explique les modalités de compostage, et patati, et blablabla ? Et bien evidemment le volume du sound system du wagon est réglé trop fort.
  • Pourquoi c’est pile au moment où on pose le cul sur la chaise que l’économiseur d’écran (avec mot de passe evidemment) se met en marche ? C’est à croire qu’on est parti très exactement 10 minutes à la seconde près.

Joyeuse Saint Glin Glin des amoureux !

Monday, February 14th, 2005

Je suis encore en état de choc, faut absolument que j’en parle à quelqu’un. Je sais que toi, journal, tu vas fermer ta gueule et tu vas pas me juger. Ca se passe ce matin, dans le train, à l’arrivée à Paris.

J’ai mal dormi, tout pris d’allergies (au niveau le plus exaspérant : on dirait que des vers de terre se promènent dans ma gorge, se reproduisent à toute vitesse facon «je double de longueur et je me divise en deux» et envoient leur progéniture prendre l’air, carte blanche pour l’itinéraire (par le nez ou les oreilles)), mal aux yeux, mal aux cheveux. Comme par hasard, j’ai pas pris mes médicaments pour incendies otorhinolaryngologiques et autres orgies histaminiques.

Ha et puis y’a ce controleur qui m’a vandalisé ma carte 12-25 aussi, avec la mention «avisé le 14/02/05», en plein milieu, on ne sait pourquoi. On peut se laisser imaginer que c’est parce qu’il a la flemme de vérifier la pièce d’identité qu’on lui fournit quand la carte 12-25 n’a pas de photo. Mais ca aurait pu être pour autre chose, on le saura pas. Faignasse va. Ou frustré, ou battu par sa femme, comme on veut. Et même en plus pour athentifier son oeuvre, il y’a rajouté un petit coup de tampon-mignature SNCF — histoire de prouver que je me suis pas gribouillé ma carte tout seul pour le fun. pff. (Pour la petite histoire, la carte est toute récente, remplaçante d’une carte perdue il y’a 10 mois, dont le duplicata demandé alors, n’est toujours pas arrivé. Bravo ! Même au guichet on m’a prévenu que ça irait plus vite d’en racheter une).

Faut dire que j’étais déjà bien remonté par les mini reportages mielleux de France Info (nan mais je t’en foutrai, moi, de l’information en continu) dès 6h du mat’ sur la sainte valentine. De la pub à l’oeuil pour les boutiques de parfum, de peluches, de fleurs et de bijoux. Déjà que les résultats du foot occupent autant de temps à l’antenne que la mort d’Alfred Sirven, là ça devient une vraie ménagerie. (Je dis pas ça par frustration, ça va bien de ce côté là).

J’arrive à m’endormir, la dernière 1/2 heure du voyage, je me réveille à Montparnasse, quand le train ralentit (et y’a déjà une bonne cinquantaine de neuneus qui espèrent pouvoir descendre). Je laisse partir tout le monde et je me dirige, encore complètement dans les vappes et encore contrarié (même si je sais plus pourquoi), vers la porte de sortie. Là, une petite vielle toute sèche et pleine d’énergie fonce tête baissée vers la porte du wagon et demande si «vous auriez la bonté de me tenir la porte, avec mon dos et blabalbla et ablablabl ab lalbalbalbla …». Notons bien que je suis deux mêtre derrière elle et qu’elle regarde la dame devant elle. Et pile quand elle arrive devant, la porte se ferme. Et là elle se retourne vers moi (beurk! papa noël, je veux mourrir avant de ressembler à ça), et me balance (avec suffisament de coffre pour que les 4 personnes qui nous entourent me prennent pour un grossier personnage) un «Heeeey bien braaaâavo, vous êtes un vrai gentleman, vous.». Là, doux comme un agneau, je réponds «Mais, elle tient toute seule, la porte, madame.». J’ai même rajouté «Madame». Nan mais faut être vraiment con. C’est un coup à tendre l’autre joue ça.

Je sors du train, pose mon casque à musique sur mes gros cheveux, appuie sur lecture, et me demande pourquoi j’ai l’impression d’être encore plus contrarié que 30 secondes plus tôt, et surtout pourquoi j’ai l’impression qu’on a abusé de mon état comateux.

Et là, plusieurs mots me sont passés puis repassés par la tête, pendant une vingtaine de secondes, sans ordre particulier : putain d’assistée de vioc, crever la gueule ouverte, cancer généralisé, et quelques autres de la même teneur. J’ai trouvé cette vieille radasse tellement détestable que je lui ai souhaité un max de douleur et de solitude pour finir sa vie. C’était même pas sur le coup de la colère, c’était bien réfléchi. Ca ne m’a pas obsédé plus que ça, mais le fait est que je l’ai pensé.

Attention, ne nous méprenons pas : j’avais envie qu’elle souffre, pas envie de la frapper. La violence physique sur des êtres vivants, c’est pas du tout mon truc. Attention, j’ai rien contre les 3 et 4ème ages. Ca aurait été la même chose pour un trentenaire en jogging ou en costume 3 pièces. C’est juste que je supporte pas les gens à qui tout est du, et qui méprisent (voire ridiculisent) publiquement d’autres gens pour masquer leur mauvaise foi ou leur ignorance (en l’occurence, une porte de TER, ca tient tout seul pendant au moins 20 secondes, le temps de descendre les 2 marches avec ses petites jambes toutes sêches, et ca s’ouvre avec l’auriculaire). C’est tellement beau, l’humilité (ça va, je sais, j’illustre ici précisément le contraire).

Et le pire, c’est que j’ai pas changé d’avis depuis ce matin. Je ne suis pas aussi pur que je l’espérais. Au moins maintenant je le sais.